Le Message de Notre-Dame du Chêne

C‘est un des rares lieux où la Vierge Marie s’est manifestée, sans laisser de message explicite. Elle nous laisse ainsi le découvrir siècle après siècle, par les guérisons, les conversions et les vocations qu’Elle suscite. Les premiers signes, en 1494, les colombes, les étincelles de feux autour du chêne, ont d’ailleurs inspiré James Buret le curé du village de Vion. Puisque les premiers pèlerins, qui n’en portaient pas encore le nom à l’époque, y venait prier, alors la Vierge Marie devait être au creux de ce chêne.

Les ex-voto qui couvrent les voutes de la basilique témoignent des nombreuses guérisons et de la reconnaissance des pèlerins à  Notre Dame du Chêne.

Vous trouverez, à la boutique du pèlerin, les ouvrages qui évoquent Notre-Dame du Chêne : le livre du révérend père Léopold de Chérancé « Notre Dame du Chene », « le chene et le rosaire » et pour enfants « la belle histoire de notre dame du chene ».

La présence silencieuse de Notre-Dame du Chêne

Nous sommes en 1494, sur les terres de la province d’Anjou, à un peu moins d’une lieue du village de Vion.

Sur la lande se dresse un vieux chêne qui attire l’attention des bergers et des paysans de la région : de nuit, ils voient des feux brillants comme des étoiles en couronner la cime ; le jour, l’arbre est animé par le joyeux manège de colombes, qui voltigent autour de son feuillage, sans jamais s’en éloigner ; et malgré leurs efforts, ils ne peuvent ni les attraper, ni les chasser.

Ils se mettent donc à prier autour de cet arbre, qui semble posséder des pouvoirs étonnants …

James Buret, le curé de Vion, accourt, alerté par la rumeur publique. Il est chargé du salut des âmes de ses ouailles, et leurs pieuses manifestations de piété envers ce chêne ressemblent à s’y méprendre à un retour à l’ancien culte païen qui existait du temps des druides !

Il interroge les uns et les autres et, poussé par l’Esprit Saint, décide de placer dans le tronc même du chêne une petite statuette de la Vierge Marie, afin de détourner les villageois d’un éventuel « faux culte ».

La Sainte Vierge ne tarde pas à faire connaître que c’est bien elle qui a inspiré le geste de l’abbé Buret.

En effet, un jeune homme, qui a dérobé un bouquet déposé près de la statuette, est aussitôt pris de forts torticolis. Interrogé par ses parents sur les circonstances de l’apparition de ce mal, il avoue son forfait. Il va remettre en place le bouquet volé, et le mal disparaît aussitôt.

En 1515, un infirme originaire de Juigné se dirigeait difficilement vers la sainte image de la Vierge Marie. Son offrande, les trois cierges, qu’il tenait à la main, s’allumèrent tout à coup d’eux-mêmes. A cet instant, le malade recouvra sa santé. A la même époque, d’autres guérisons ont été constatées.

La tradition nous dit que, plus d’une fois, la statuette aurait été transportée dans l’église paroissiale de Vion, mais que toujours, dès le lendemain, elle serait revenue d’elle-même sur le chêne où James Buret l’avait placée.

Un très modeste oratoire ne tarde pas alors à s’élever autour de l’arbre. L’affluence des fidèles devient de jour en jour plus considérable et les prodiges se multiplient.

Connu au départ sous le nom de« Chêne de la Jarriaye »,l’oratoire commence à porter le nom de NotreDame du Chêne dans les premières années du XVlème siècle.

1515 : Une première chapelle est érigée L’oratoire primitif devient trop petit pour accueillir tous les pèlerins.

En 1515, un concordat est donc conclu entre le curé de Vion et la fabrique* de cette paroisse pour construire une Chapelle. Le pèlerinage va alors prendre de plus en plus d’ampleur.

*La fabrique désigne les personnes (prêtres et laïcs) impliquées (les fabriciens ou marguilliers) chargées de l’administration des finances affectées à la construction et l’entretien d’une église ou d’une chapelle ; on dit aussi le« conseil de fabrique».
1617 – Un appel de Dieu à la vocation Elisabeth de Quatrebarbes vient dans la chapelle chercher la lumière sur sa vie. Elle perçoit clairement qu’elle doit entrer au Carmel. C’est pourquoi le peintre a représenté Thérèse d’Avila derrière elle.

Nous sommes en 1617, et Thérèse est morte en 1582. Devenue mère Elisabeth de la Trinité, Elisabeth deviendra en 1626 la seconde prieure du jeune Carmel de Beaune, en Bourgogne.

En 1595, une femme qui ramassait du bois a la vision (ou l’apparition) de Notre-Dame du Chêne au-dessus du toit de la chapelle, qui tombe en ruine.

Marie est là ! Elle ne dit rien … Mais sa présence fait comprendre clairement que cette chapelle est sa maison. Elle veut qu’on vienne y prier avec elle, qu’on la répare et qu’on en prenne soin.

En 1621, une femme décide de demander de l’aide à Marie pour l’enfant difforme dont elle est la nourrice.

Chaque jour, pendant six semaines entières, elle vient prier Notre-Dame de guérir ce petit de ses infirmités.

Elle obtient finalement la guérison de l’enfant. Bel exemple de foi, de charité et de persévérance ! …

Marie, une fois de plus, montre sa compassion pour les peines des hommes

La chapelle tombe en ruines … Sur la lande, les enfants qui gardent les troupeaux viennent s’y abriter quand le temps se fait mauvais.

Le Marquis de Sablé, de passage sur ses terrres, interroge les enfants, qui le renseignent sur la présence de Marie dans la chapelle : elle veille sur leurs troupeaux, expliquent-ils !

Il se décide, avec d’autres personnes de haut rang, à verser les sommes nécessaires à la restauration et à l’entretien de Notre-Dame du Chêne.

Pendant la Révolution Française est décrétée la vente des biens nationaux. Les églises, désignées comme telles, sont visées par cette loi, et sont rachetées par des citoyens pour servir à d’autres usages, voire pour être démolies.

Un couvreur de la région, le citoyen Lefèvre, achète la chapelle avec pour objectif sa démolition.

Mais bien mal lui en prend ! A peine a-t-il commencé à enlever les premières tuiles du toit qu’il tombe de celuici et se fracasse sur le sol. Sans trop de mal semble-t-il, puisqu’il témoigne ensuite qu’une force surnaturelle l’a poussé!