Journée avec Mgr Castet  « La joie à l’école de Marie »

Dimanche de laetare – 26 mars 2017

 Nous avions invité Mgr Alain Castet, évêque du diocèse de Luçon, en Vendée, pour venir nous parler de la joie, en particulier la joie à l’école de la Vierge Marie, et pour une Église plus joyeuse. Monseigneur était accompagné du père Renaud Bertrand. Le texte ci-dessous est une somme d’expressions utilisées mais ne prétend pas être exhaustif de son discours. À la fin de cette page, vous pourrez lire ce qui fait la joie de Monseigneur Castet comme pasteur.

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Dans son homélie Monseigneur nous a parlé du temps de carême et de l’importance de ce temps pour notre conversion. Il nous a dit que la couleur rose du dimanche de la mi-carême nous appelle à avoir la lumière de *la résurrection dans notre marche à travers le désert ; que l’espérance du salut donnée à Pâques doit éclairer notre traversée du carême. « L’Église laisse pointer la joie de Pâques. » Une pénitence, oui mais joyeuse et lumineuse par l’espérance. Toujours dans son homélie, en lien avec le récit de la guérison de l’aveugle-né, il a rapproché l’Évangile du proto-évangile où Dieu crée l’homme avec la glaise de la terre. D’une part donc, le crachat et la boue pour l’appliquer sur les yeux de l’aveugle ; d’autre part la glaise pour modeler l’homme. Un intéressant parallèle de textes bibliques.

La conférence de l’après-midi traitait vraiment du thème de la journée « Pour une Église plus joyeuse à l’école de la Vierge Marie ». Ce fut une conférence très réconfortante et Mgr Castet a vraiment pu dire où se trouve le secret de la joie. Après avoir parcouru les différents mystères joyeux du Rosaire, il nous a désigné la joie de St François. L’habit du franciscain est en forme de croix ; St François a reçu les stigmates… La joie d’un chrétien peut-elle en être autre que joie crucifiée ? L’Église avance à l’école de Marie. La joie naît d’une espérance ferme. Marie avance dans la foi même si la foi est en partie ténèbres. Ni la mort, ni les injustices n’ont le dernier mot. A l’école de Marie, nous sommes invités à habiter cette espérance. Mère Térésa, elle non plus n’a pas laissé à la mort le dernier mot…

L’espérance de l’Église naît du fait que ses enfants sont lucides sur leurs péchés, mais aussi qu’elle est conduite par l’Esprit Saint. Monseigneur s’est souvenu avec joie des Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid où, pendant la grande veillée du samedi soir avec 2 millions de jeunes, un orage terrible s’est abattu sur tous les présents. Le Saint Sacrement était exposé, le pape Benoît XVI adorait. Puis, quand la tourmente est passée, il y a eu un silence ; la foule de deux millions de jeunes demeurait en silence ; on pouvait entendre un bébé pleurer au loin… les jeunes étaient dans le silence… Il y a de belles choses dans l’Église.


 » Faisons-nous suffisamment le récit de ce qui nous donne la joie » se demande Monseigneur ? Il nous faut dire régulièrement : « Le Seigneur fît pour moi des merveilles ». Celui qui commence sans confiance a déjà perdu la bataille. Il nous faut être certains de l’œuvre de Dieu. C’est Lui qui tient le manche. Il fait des choses surprenantes. Il nous faut faire davantage confiance en l’œuvre de Dieu. Il ne faut jamais perdre l’espérance qui fonde la joie. Monseigneur aime bien regarder les catéchumènes et voir comment pour eux se déploie l’inventivité, l’initiative de Dieu à les toucher. Dieu gardera toujours l’initiative de venir nous toucher. Et donc si quelquefois c’est la nuit, il nous faut garder l’espérance, source de la joie.

« Que veut dire le silence de Dieu » ? s’est interrogé ensuite Mgr Castet. Qu’est-ce que Marie et Jean ont vécu à la croix, au tombeau ? La semaine sainte vers laquelle nous marchons doit être pour nous la semaine sainte de Jésus qui est à nos côtés. Nous sommes invités à entrer dans la semaine sainte de Jésus ; c’est Lui qui nous y emmène et qui marche à nos côtés. Nous sommes les protagonistes. C’est pour cela que nous avons reçu les sacrements. Les sacrements accomplissent ce que Jésus a réalisé. Les sacrements, c’est pour que Jésus agisse aujourd’hui dans notre monde.

 Nous avons demandé ce qui fait la joie de Monseigneur, ce qui le réjouit dans sa charge de pasteur. Il nous disait que pour lui, la plus grande joie c’est l’eucharistie. Depuis ses 8 ans où il a été touché à Lourdes, l’eucharistie, c’est à dire Jésus présent et qui demeure présent, est une joie très grande. Une autre joie, c’est celle de la prédication. « J’adore la prédication. ». Et puis Monseigneur se dit bouleversé par l’œuvre de Dieu et par l’inattendu de l’œuvre de Dieu, en particulier dans les pauvres. Se considérant pauvre, il est bouleversé par la miséricorde de Dieu, aussi pour lui. « Jésus m’a pris par la main ; Il est notre proche ».